Expositions virtuelles, captations immersives, visites en streaming… Avec le confinement, le voyage virtuel s’invite dans nos salons.

Entre téléportations fictives dans des destinations parfois exotiques et réalisation de contenu vidéo 360° pour promouvoir les territoires, comment concilier ces techniques innovantes (réalités virtuelles et réalités augmentés) avec un tourisme bien réel ? Ces techniques peuvent-elles s’inscrire au sein du parcours client ou remplaceront-elles le goût de la découverte ?

Dans le cadre d’un webséminaire Trajectoires Tourisme, en partenariat avec la Mona, nous avons posé la question à Elsa Lelandais, chargée de création images et vidéos à Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme, qui a expliqué les intérêts et spécificités du tourisme virtuel, à travers de nombreux exemples de pratiques.

En 2020, le virtuel passe un cap !

Cette année, on observe une accélération des usages numériques. Loin de remplacer le goût du voyage en présentiel, le tourisme virtuel s’inscrit dans une démarche globale engagée depuis plusieurs années et peut répondre à des réflexions déjà existantes et qui s’accentuent.

Comment peut-on voyager différemment ? Quel impact ai-je en voyageant ? Le monde tourisme vit une révolution sans précédent, qui va bien au-delà de la pandémie sanitaire que nous traversons actuellement. Le secteur du tourisme doit en effet se réinventer, imaginer de nouvelles manières de faire voyager et d’inspirer des touristes aux nouvelles attentes.

La réalité virtuelle : une technologie avantageuse au sein de l’expérience utilisateur

A quel moment de l’acte touristique peut-on utiliser les technologies de la réalité virtuelle ? Elsa Lelandais nous explique que le virtuel peut s’inscrire à différents moments du parcours client :

  1. Pour attiser la curiosité et donner envie en amont de l’expérience touristique, dans un objectif inspirationnel.
    Un parfait exemple avec cette vidéo où les passants sont embarqués dans un véritable voyage virtuel pour découvrir l’Irlande comme s’ils y étaient.
  • 2. Pour tester avant de consommer juste avant une pratique, une activité.
    A travers une visite 360° d’un hébergement, d’un site ou d’une activité outdoor, les technologies du virtuel vont venir conforter le choix des futurs visiteurs. Dans la même logique que feuilleter un magazine touristique ou visionner un reportage télé, le virtuel répond au besoin de réassurance.
    Un bel exemple d’utilisation de la vidéo 360° avec cette initiation digitale à la spéléologie.
  • 3. Pour agrémenter des visites.
    La réalité virtuelle va ici faire partie prenante de la visite. Souvent, les sites touristiques utilisant la VR proposent un voyage dans le temps. C’est le cas par exemple au Rochet de Carlat (dans le Cantal) qui a recréé en VR la forteresse médiévale telle qu’elle était à l’époque. Pour des sites historiques, la réalité virtuelle permet, au-delà de la reconstitution, d’apporter des informations et de gamifier la visite. Un vrai plus pour la médiation culturelle et pour pouvoir toucher de nouveaux publics.
  • 4. Pour des expériences insolites que l’on ne pourrait peut-être pas exploiter autrement.
    Voler au-dessus de Paris, se trouver au fin de fond de l’espace sont des choses que l’on ne pourrait pas faire réellement.
    La Plagne propose par exemple à ses visiteurs d’embarquer dans un bobsleigh et de dévaler la piste de la Plagne grâce à son simulateur.

Innover à travers le tourisme virtuel

Il ne suffit pas d’utiliser les technologies du virtuel (VR, AR, vidéo 360°…) pour être innovant. Le public est en effet de plus familier avec ces expériences virtuelles. Pour éviter une lassitude et se démarquer, il est important d’intégrer deux notions clés : l’immersion et l’interaction.

Notre intervenante différencie ici la technologie de la réalité virtuelle (VR), qui s’opère avec un casque et emmène le visiteur dans un monde entièrement fictif, de la réalité augmentée (AR) qui vient compléter le réel en intégrant des objets ou personnages fictifs.

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