« Chouette, la déclaration d’impôts arrive ! » C’est ce que les propriétaires de meublés et les structures locales qui les accompagnent, offices de tourisme et collectivités, pourraient bien affirmer après avoir suivi la formation Intégrer les évolutions liées à la réforme des meublés de tourisme dispensée par Gilles Thomas, consultant spécialisé dans le cadre juridique de ce secteur d’activité.
Une réforme du régime fiscal pour inciter au classement

La déclaration fiscale de ce printemps 2026 va en effet mettre en application les modifications issues de la loi Le Meur de 2024 et détaillées dans la loi de finances : « les abattements fiscaux sont nettement diminués pour les meublés au régime micro BIC, surtout s’ils ne sont pas classés » explique Gilles Thomas. « Les seuils de chiffres d’affaires obligeant à basculer au régime réel sont eux aussi considérablement modifiés, et là encore, essentiellement pour les hébergements non classés » précise le formateur. Un régime qui contraint le gérant à faire tenir une comptabilité détaillée par un expert mais, avantage non négligeable, qui permet de déduire frais de gestion et amortissement du bien immobilier. Dans tous les cas, le montant de l’impôt peut vite grimper si on ne maîtrise pas les chiffres et les subtilités des différents régimes.
La bonne nouvelle dans tout ça ? La loi de finances 2026 qui vient d’être votée stabilise a priori la fiscalité pour les meublés de tourisme en vue de la déclaration d’impôts du printemps 2027.
« L’État cherche clairement à pousser les propriétaires à faire classer leur meublé.
Il est donc de plus en plus recommandé de demander un classement en étoiles, évidemment différent des labels ‘commerciaux’.»
Une déclaration en ligne obligatoire
En sus des nouvelles exigences en matière de performance énergétique, une autre modification majeure est à venir : le numéro d’enregistrement, qui était jusqu’à lors au bon vouloir des communes, va être généralisé en fin d’année. « Un support national va être déployé en ligne pour que chaque loueur déclare son bien et se voie attribuer un numéro. Cette démarche deviendra en outre un prérequis pour s’inscrire sur une plateforme commerciale » précise Gilles Thomas qui ajoute : « les chambres d’hôtes sont également concernées par ces changements ».

Un communiqué d’ADN (Espace Pro) annonce une version finale de la plateforme d’enregistrement prévue fin 2026.
Des collectivité locales plus autonomes pour réguler l’offre locative
La loi Le Meur, qui vise globalement à « renforcer les outils de régularisation des meublés de tourisme à l’échelle locale pour remédier aux déséquilibres du marché locatif » selon Jérôme Forget (e-tourisme.info) intègre d’autres réformes juridiques. La durée maximale de location dans une résidence principale peut être abaissée de 120 à 90 jours par la commune alors que les résidences secondaires ne sont pas plafonnées. Elle ouvre également le droit aux mairies de plafonner le taux de locatif touristique dans les copropriétés.
Avec ces évolutions, les collectivités locales prennent plus d’autonomie pour calibrer le développement des hébergements touristiques locatifs sur leur territoire, ce qui peut rapidement s’avérer être un véritable casse-tête pour qui n’est pas spécialiste. Et c’est bien là l’avantage de suivre une formation structurée, parfaitement actualisée, étayée d’exemples issus du terrain et qui inclut un véritable temps d’échange et de questions-réponses. Car c’est ce que défend Gilles Thomas : « Je pars de cas réels pour expliquer ces réformes, ce que l’IA est incapable de proposer ! La pédagogie et l’humain permettent d’appréhender ces éléments complexes de manière claire, détaillée et personnalisée au cours de la formation. »
Des professionnels en attente d’un accompagnement des collectivités et des OGD

« J’ai entendu parler de la réforme mais c’est compliqué. J’attends que l’office de tourisme nous donne des informations détaillées pour éventuellement modifier ma déclaration d’impôts » confie d’ailleurs Patricia, propriétaire de l’Espace-Temps dans le Massif du Pilat.
Et quand on lui parle de l’obligation d’avoir un numéro d’enregistrement, elle répond dans un soupir : « j’ai un SIRET, mais j’ignore ce qu’est cet autre numéro. Je lis des informations sur Instagram mais c’est complexe de savoir comment les appliquer à sa propre structure. »

Offices de tourisme comme collectivités doivent donc s’attendre à de nombreux questionnements sur ces sujets de la part des socio-professionnels cette année.
Une mission d’accompagnement pragmatique que cette formation dispensée par Trajectoires Tourisme peut aider à remplir avec plus de simplicité et de fluidité.
