Deux situations à distinguer suivant la taille de votre structure :

Si votre structure a un effectif inférieur à 11 salariés (en équivalent temps plein)

  • Pas de changement jusqu’en 2021, au 28 février N contribution calculée sur la Masse Salariale (MS) N-1.
  • A partir de 2021 la collecte se fera mensuellement par les Urssaf.

Si votre structure a un effectif supérieur ou égal à 11 salariés (en équivalent temps plein) 

Pour l’exercice 2020, vos contributions seront à verser en 3 fois à l’Afdas, au 28 février 2020, au 15 septembre 2020 , et le solde au 28 février 2021

Collecteur Exercice comptable Date de payement
Payement
AfdasMasse salariale 202028 février 20201er acompte 40% estimé sur MS 2019
AfdasMasse salariale 202015 septembre 20202ème acompte 35% estimé sur MS 2019
AfdasMasse salariale 202028 février 2021Solde contribution formation calculée sur la MS 2020
AfdasMasse salariale 2020A partir du 01/01/21Collecte mensuelle par les Urssaf

Attention : L’acompte prévu au 15 septembre est repoussé au 31 octobre 2020

L’échéance de règlement du 2eme acompte 2020 à régler par les entreprises de 11 salariés et plus devrait être repoussée au 31 octobre 2020.

Les modalités de déclaration seront détaillées par un décret dont nous attendons la publication mi-septembre

L’ouverture du site de déclaration en ligne de l’Afdas est repoussée à une date ultérieure que nous vous communiquerons dès que nous la connaîtrons.

Jusqu’à fin 2014, le Droit Individuel à la Formation (DIF) était le dispositif de financement des actions de formation continue des salariés. Il a été remplacé par le Compte Personnel de Formation (CPF) depuis le 1er janvier 2015 pour les salariés du secteur privé et depuis le 1er janvier 2017 pour les agents de secteur public.

Moyennant l’accord de votre employeur, vous pouviez cumuler jusqu’à 20h de formation par an sur une période de 6 ans sans excéder 120h.

Si vous étiez salarié avant le 31 décembre 2014, il vous reste peut-être encore des heures de DIF à reporter sur votre CPF.

Ces heures acquises sont saisissables sur votre compte CPF jusqu’au 31 décembre 2020. Elles vont alors pouvoir être converties en euros pour être utilisées dans le cadre d’une formation financée par votre CPF.

Puis-je encore utiliser mes droits DIF ?

Vos heures acquises au titre du DIF peuvent être utilisées pour financer une formation.

Vous devez cependant saisir le solde de ces heures avant le 31 décembre 2020 directement en ligne sur votre compte formation.

Le montant saisi fera l’objet d’un contrôle à la première demande de formation.

Où trouver mon solde d’heures de DIF ?

Vous trouverez votre solde d’heures DIF sur :

  • Votre bulletin de salaire de décembre 2014 ou janvier 2015 ;
  • Une attestation de droits au DIF fournie par votre employeur ;
  • Votre dernier certificat de travail.

DIF : Que reporter en ligne ?

Vous avez eu successivement plusieurs employeurs entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2014 :

  • Seule l’attestation fournie par votre dernier employeur en date est valable.

Vous avez travaillé simultanément pour plusieurs employeurs à la date du 31 décembre 2014 : :

  • Additionnez les heures indiquées sur les attestations de chacun de vos employeurs. 

Vous êtes en recherche d’emploi :

  • Reportez le solde d’heures DIF inscrit sur votre dernier certificat de travail. 

Vous avez retrouvé un emploi depuis moins de deux ans à la date du 1er janvier 2015, reportez :

  • Les heures de DIF portables mentionnées sur le certificat de travail émis par votre précédent employeur ;
  • Les heures de DIF acquises au 31 décembre 2014 et attestées par votre employeur actuel.

 Vous êtes agent public (fonctionnaire et contractuel) :

  • Vos droits restent affichés en heures et prennent en compte vos heures de DIF accumulées jusqu’au 31 décembre 2016.
  • Ils ne feront pas l’objet d’une conversion en euros ; vous n’êtes pas concerné par la loi sur la monétisation des droits formation.

Comment inscrire vos heures DIF sur votre CPF ?

  • Rendez-vous sur le site officiel moncompteactivite.gouv.fr.
  • Créez votre profil ou identifiez-vous.
  • Cliquez sur l’onglet « Mes droits à la formation » puis « CPF privé + DIF »
  • Cliquez sur « Inscrire votre solde DIF »
  • Inscrivez alors vos heures de DIF dans le champ « mon solde d’heures DIF ». Sur la ligne en dessous, vous voyez alors apparaître l’équivalence en euros. Les heures DIF sont converties au taux de 15€ de l’heure (ce taux est fixé par décret).
  • Télécharger votre justificatif
  • Enregistrez !
cpf formation tourisme trajectoires tourisme

Voir la liste des formations Trajectoires Tourisme éligibles au CPF

Non ! Cette rentrée ne sera pas comme les autres. L’année 2020 a été complètement inédite, pourquoi en serait-il autrement pour la rentrée de septembre ?

On entend de plus en plus parler d’agilité, de transformation des entreprises, d’intelligence collective. On nous dit que l’adaptation au changement est la clé de la réussite des entreprises et des individus.  Alors comment insuffler vraiment du changement dans nos organisations ?

“Sois le changement que tu veux voir dans le monde” écrivait Gandhi. C’est donc ça. Il faut peut-être commencer par nous changer nous-même. Changer notre manière de penser, d’agir, de consommer, d’appréhender notre travail, nos projets, et nos relations avec les autres. Le reste suivra.

Ok, mais pourquoi et surtout comment changer ? Nous avons posé la question à Thomas Tarradas, expert des transitions organisationnelles au sein du cabinet Optimhommes.

Pourquoi changer ?

L’agilité, l’adaptabilité, le design thinking, l’intelligence collective… ne sont pas des termes récents. Ils ont fait leurs premières apparitions dès la fin du XXe siècle et se sont timidement démocratisés au début des années 2000 dans le monde professionnel.

Pour autant, la crise sanitaire que nous vivons actuellement a démontré la fragilité de nombreuses entreprises qui n’arrivent pas à faire face à l’imprévu. Le secteur du tourisme n’est malheureusement pas une exception.

Aujourd’hui, encore plus qu’hier, la capacité à s’adapter rapidement, l’agilité est devenue une nécessité pour assurer la survie d’une entreprise. Parce que les environnements sont de plus en plus changeants, parce que le comportement des consommateurs évolue très vite, en parallèle du déploiement de nouvelles technologies, parce que la notion de long terme doit sans cesse se confronter à des phénomènes inattendus, qui nous dépassent et sont difficilement prévisibles, l’entreprise, l’équipe, le manager, le salarié doivent développer de nouvelles postures et adopter de nouveaux mécanismes de fonctionnement. 

« Il est salutaire de trouver une façon d’être aujourd’hui qui permet de s’adapter à des situations qui ne peuvent être anticipées » – Thomas Tarradas

Ok, mais concrètement, ça passe par quoi ce changement ?

Passer d’une politique de l’offre à une politique de la demande

Cela peut paraître une évidence, surtout quand on évolue dans un secteur de services comme le tourisme. Pour autant, encore trop d’institutionnels du tourisme, de collectivités, de socio-professionnels entreprennent de lancer des nouveaux produits, un nouveau positionnement, une nouvelle gamme de services sans placer leurs clients au cœur du processus de création.

Le changement d’attitude des clients est réel, il s’est amplifié voir même accéléré avec la période COVID. Aujourd’hui, les touristes veulent devenir de véritables voyageurs durant leurs vacances, ils veulent découvrir, être surpris. Fini définitivement les offres clé en main totalement marketées ! Les clients veulent pouvoir co-construire leur expérience avec les acteurs d’une destination, en plaçant l’instantanéité du plaisir au cœur de leurs attentes.
Ce changement de comportement, qui est une vraie réalité du marché aujourd’hui, induit une grande capacité de choix et d’adaptation des choix de la part des structures touristiques.

Pour s’assurer de proposer des services vraiment utiles et adaptés, il est alors important d’impliquer l’utilisateur dans le processus de déploiement d’un nouveau service, d’une nouvelle offre. Demandez-lui son avis, questionnez ses envies, analysez vraiment ses méthodes de consommation. Faites-lui tester vos nouveaux services, dès la phase de prototypage et récoltez ses retours pour améliorer vos services, et ce de manière continue. 

Souvent mêlé aux méthodes agiles (qui se concentrent principalement sur la façon de mettre en œuvre une solution), le design thinking consiste à favoriser l’identification du « vrai » besoin en plaçant l’utilisateur au cœur du processus de création. Découvrez pourquoi le design thinking est utile pour le secteur du tourisme.  

Miser sur davantage de collaboratif 

Les clients sont à la recherche de plus d’authenticité, d’avoir une vision globale des prestations de services qui leur sont proposées, des services qui font très souvent appel à plusieurs acteurs sur un territoire.

Dans ce contexte, on a donc besoin de collaborer et de coopérer davantage à plusieurs autour de réflexions, d’objectifs communs au sein d’une destination. Prenons l’exemple d’un territoire qui souhaiterait développer la clientèle cyclotouriste. Si les différents acteurs de la destination sont impliqués dans le projet, le potentiel de créer une véritable synergie, de produire de la valeur, de généraliser la mise en place (par l’installation de stations vélos, d’espaces de location, réparation sur différents lieux) et par conséquence de faire réussir ce nouveau positionnement est plus élevé.

Décider d’une nouvelle offre, d’un nouveau service sans prendre en compte les réalités du terrain est révolu ! Tous les membres de l’équipe, les différents acteurs liés de près ou de loin au projet doivent pouvoir apporter leur savoir-faire, partager leurs idées et expériences au sein du groupe. Cela demande un grand respect des rôles et des responsabilités de chacun. Il faut ainsi faire preuve de confiance et apprendre à déléguer davantage. 

“Les gestions de projets traditionnelles avec une multitude d’échelons ne laissent pas assez de place à l’intelligence collective des équipes opérationnelles ! Il faut donner la voix et la confiance aux personnes sur le terrain pour prendre des décisions” – Thomas Tarradas

Les projets en mode collaboratif peuvent aussi être l’occasion d’utiliser des outils technologiques de collaboration, tels que la visio-conférences, les messageries instantanés (Teams, Asana, Slack, Riot….), les outils de projets (Drive, Klaxoon, Trello…) qui facilitent la circulation des informations et le travail en équipe, même à distance.

Repenser la gestion de projet

En mécanique de projet, on va apprendre à travailler par itération, et de façon incrémentale.

Petit point vocabulaire pour mieux comprendre cette méthode.
Une prise de décision est dite itérative lorsqu’elle n’est pas linéaire, c’est-à-dire qu’elle permet de faire des ” retours en arrière » afin de se rapprocher de plus en plus d’un certain résultat désiré. (Source site web E-marketing.fr). Une approche non incrémentale produit quelque chose de nouveau en modifiant une ancienne version.

Mais concrètement, qu’est-ce que cela signifie en gestion de projet ?

Cela consiste à intégrer le fait que l’on ne saura pas tout à l’avance. Il faudra construire le projet étape par étape, en obtenant des feedbacks réguliers, pour identifier les éventuelles contraintes rencontrées et amener de nouvelles solutions. Bref, l’objectif est d’adapter son projet – service – produit à un besoin actuel afin de délivrer régulièrement de la valeur à son client. Cette nouvelle manière d’appréhender un projet, qui peut avoir une finalité à long terme, laisse plus de place à l’expérimentation, à la modification, au test et permet de reconfigurer à tout moment son projet afin de s’adapter à un contexte qui change en permanence.

Exemple : un musée décide d’organiser des ateliers initiation.  En fonction du nombre de participants, le musée pourra être à même d’augmenter, réduire le nombre d’ateliers ou proposer un nouveau format selon le succès rencontré et les remarques exprimés par les visiteurs. 

Pour avoir cette malléabilité, il est donc important d’identifier au démarrage les variables que l’on pourra bouger et ce qui sera immuable dans un projet.

Adapter son management

La posture du manager se transforme elle aussi dans un environnement mouvant.

A chaque nouvelle situation, il faut savoir adapter son système de management. Parfois il faut être directif, parfois très démocratique. Parfois il faut s’entourer d’experts, parfois on aura besoin de polyvalence. Parfois on va avoir une organisation très légère, parfois celle-ci sera plus dense. 

« La force des équipes agiles c’est leur capacité à reconfigurer leur système en fonction des situations et des dossiers qu’ils traitent » – Thomas Tarradas.

Quelques conseils pour muscler son agilité en tant que manager :

  • Être curieux de la perception des autres
  • Développer de la pédagogie pour expliquer, argumenter
  • Travailler la cohérence et la convergence des activités
  • Faciliter la synchronisation des acteurs
  • Savoir dire non
  • Oser mettre fin à quelque chose qui ne fonctionne pas et recommencer autre chose
  • Savoir communiquer sur les changements de caps, les décisions
  • Agir avec souplesse et flexibilité pour être capable de changer de cap, faire demi-tour si la situation le réclame
  • Apprendre à déléguer et faire confiance à ses équipes
  • Faire preuve de transparence : difficile de tout savoir dans un environnement incertain
  • Prendre des décisions que l’on jugera indispensable pour l’entreprise tout en préservant les équipes. Le manager doit également être en capacité d’anticiper les conséquences de ses décisions

Ce sujet vous intéresse ? Sachez que nous proposons une formation Trajectoires Tourisme « Développer son agilité professionnelle, managériale et stratégique » avec Thomas Tarradas le 23 et 24 novembre prochain à Saint-Etienne. 

Bien vivre le changement 

Le changement est partout et constant. Nous l’avons vu très clairement cette année. Toutes les entreprises ont dû basculer du jour au lendemain en télétravail ou en activité partielle forcé. Les modes de communication et de travail en équipe ont dû être repensés, les objectifs annuels réévalués.

Cette adaptabilité est devenue une norme, bien au-delà de la crise sanitaire que nous vivons actuellement. Le changement peut en effet prendre de nombreuses formes : une évolution de poste, un déménagement des locaux, une restructuration en interne etc.
Plus les équipes et les individus accueilleront ces changements positivement et apprendront à rebondir et évoluer dans un climat changeant, plus ces situations, d’apparence contraignantes, serviront. 

A l’heure du déconfinement, nous avions interrogé 3 experts en ressources humaines qui nous donnaient des conseils pour accompagner les équipes. Des conseils qui peuvent être transposables à d’autres situations. Lire l’article.

« Ce sont les entreprises qui seront le plus à l’aise dans le changement qui s’en sortiront le mieux » – Anne Ecochard, coach et dirigeante du cabinet de conseil en management Acted Value 

Bien vivre le changement et développer l’agilité en équipe, ça s’apprend. Nous organisons une formation sur cette thématique le 5 et 6 novembre 2020. En savoir plus.

Opter pour une communication positive

La communication positive comporte de nombreux bienfaits : elle permet de se sentir bien au travail, d’améliorer les relations (et intrinsèquement la collaboration) entre les collaborateurs et d’augmenter considérablement la motivation et l’efficacité. 

Adopter une communication positive est d’autant plus nécessaire que les projets collaboratifs se multiplient et se complexifient. Nous le disions précédemment, la réussite d’un projet collaboratif réside dans la capacité à se rassembler autour d’une volonté commune, d’un projet à construire qui dépasse les intérêts de chacun. Concrètement, cela nécessite de :

  • Faire preuve d’empathie, d’écoute et accepter que les autres ne vivent pas une situation de la même manière
  • Être transparent sur ses contraintes, difficultés, sa perception mais aussi ses envies. La transparence passe aussi par la volonté d’être clair sur ses propos, ses intentions, les éventuelles échéances liées à un projet.
  • Oser confronter ses points de vue de façon bienveillante
  • Développer une écoute active qui permettra de reformuler ou de demander des précisions auprès de son interlocuteur
  • Etre clair, précis, factuel dans ses communications pour faciliter la compréhension des messages

Identifier ses points d’amélioration

Nous avons cette chance incroyable d’apprendre tout au long de notre vie, de nous améliorer en continue. Il y a l’apprentissage plus technique (une nouvelle langue, un logiciel, une technique…) et l’apprentissage des autres compétences (communément appelées les soft skills).

Se former tout au long de sa vie est essentiel pour rester motivé dans son travail, pour être efficace et être en phase avec son temps.

Alors pour cette rentrée, posez-vous les questions suivantes : qu’est-ce que j’ai envie de faire cette année ? Dans quel projet j’ai envie de me lancer ? Quelles compétences je vais avoir besoin d’acquérir ou renforcer par rapport à mes missions ?

En fonction de vos aspirations, de votre projet professionnel (ou de votre projet de vie), fixez-vous des objectifs et identifiez les moyens à mettre en place pour y arriver.

Ecrit par Samantha

Durant la période de confinement et de déconfinement progressif, Trajectoires Tourisme est resté engagé à vos côtés pour continuer à développer vos compétences : nouvelles formations 100% à distance, webséminaires, ateliers … bref, toute une offre innovante pour rester formé et informé. 

Aujourd’hui, toute l’équipe de Trajectoires Tourisme est fin prête à vous accueillir à nouveau dans ses différentes salles de formation. Et nous sommes très impatients de vous revoir car le contact humain, c’est important (à consommer toutefois avec modération #distanciationsociale). Nous avons donc établi un protocole sanitaire qui nous permettra de vous accueillir dans de bonnes conditions dès le 1er juillet 2020 :

  • Désinfection des tables et chaises chaque matin et chaque soir 
  • Espace de 1m² par personne avec un maximum de 9 personnes par formation
  • Mise à disposition de masques pour chaque stagiaire et l’intervenant(e) 
  • Nettoyage des mains dès l’arrivée et mise à disposition de gel hydroalcoolique et/ou savon
  • Mise en place d’un sens de circulation selon les locaux si cela est nécessaire
  • Organisation d’un café d’accueil avec gobelets et gâteaux individuels

Quant à nos intervenant(e)s, ils vont adapter leur façon d’animer pour éviter, lors de mises en situation notamment, les contact rapprochés (minimum 1 mètre de distance) et la manipulation d’objet communs.

Ces mesures sanitaires peuvent être soumises à modification selon les salles de formations et en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.



Des questions ? Contactez-nous à contact@trajectoires-tourisme.com ou en contactant l’un des membres de Trajectoires Tourisme.

Créée par les Offices de Tourisme de France (aujourd’hui ADN Tourisme), la formation “Référent des Accueils Touristiques” voit une nouvelle session s’ouvrir dès novembre 2020 à Lyon, avec un financement à 100% des coûts pédagogiques pour les salariés des Offices de Tourisme.

Vous êtes en charge de l’accueil (y compris l’accueil numérique), de la qualité et/ou la boutique ? Vous souhaitez renforcer votre expertise et faire évoluer votre stratégie d’accueil ?

On vous en dit plus !

Tout d’abord, pourquoi cette formation ?

L’accueil dans le tourisme évolue sans cesse pour répondre aux nouvelles attentes des visiteurs, mais aussi anticiper de nouveaux besoins et proposer de nouveaux services.

L’année que nous vivons (#COVID19) n’a fait qu’amplifier ces changements. Vous avez d’ailleurs très certainement dû adapter ces derniers mois vos modes d’accueil et de conseils au sein de vos Offices de Tourisme.

Exit l’hôtesse d’accueil, welcome les conseillers en séjour, responsables accueil et/ou boutique, chargés de relation clients / prestataires, référents qualité…L’accueil n’est plus un métier mais des métiers aux multiples qualités et compétences requises !

Il faut également réfléchir territoire, développer une vraie stratégie d’accueil, penser développement durable et intégrer le numérique.

Pour autant, peu de formations préparent à cet ensemble de missions qui incombent aux personnels d’accueil des offices de tourisme, tout échelon confondu.

La formation “Référent des Accueils Touristiques” est là pour y remédier et vous aider à comprendre et maîtriser les différentes composantes qui caractérisent désormais l’accueil au sein d’un office de tourisme.

Un parcours complet avec 3 blocs de compétences

La formation dure au total 154 heures et permet d’aborder les différents piliers qui composent cette énorme sphère qu’est l’accueil. Elle est en cours de certification pour être reconnue comme CQP (Certificat Qualification Professionnel).

A l’issue de la formation, les stagiaires seront en capacité de :

  • Participer à la réflexion et à l’élaboration d’une stratégie en vue de développer l’accueil sur le territoire touristique, en lien avec les instances décisionnaires et le cas échéant les services internes concernés (qualité́, numérique, marketing et promotion…)
  • Identifier les partenaires pour mettre en œuvre la stratégie d’accueil (prestataires, habitants…)
  • Être force de proposition d’actions : de la rédaction d’un plan d’actions à son évaluation
  • Asseoir son expertise de la relation client en face à face et à distance
  • Mettre en œuvre une gestion de la relation client
  • Renforcer la dimension commerciale dans son quotidien professionnel
  • Organiser l’espace d’accueil
  • Entretenir une veille pour alimenter son quotidien professionnel et la partager

Un parcours en 3 blocs de compétences

La formation se divise en 3 blocs de compétences, pouvant être suivis indépendamment les uns des autres :

Bloc 1 : Participation à la stratégie d’accueil (56h)
Diagnostic, stratégie et ressources / Veille et partage de l’information

Bloc 2 : Mise en œuvre du plan d’action de l’accueil touristique sur le territoire (56h)
Déployer la stratégie et l’animer / Techniques de GRC / Assurer l’accueil

Bloc 3 : Accueil en vue d’une satisfaction optimale dans et hors les murs (42h)
Organiser ses espaces d’accueil / Développement, d’activités économiques

Où et quand se déroule la formation ?

En tant que relais territorial, Trajectoires Tourisme, coordonne l’organisation d’une première promotion en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle portera en 2020 sur le bloc 1 (56h). La formation sera portée par Logitourisme, et animée par Caroline ARNAUD, David BLANCHARD, Gregory JAROSZ et Pierre ANTOINE, spécialisés dans l’accueil, le numérique, la commercialisation et la stratégie marketing.

La formation se tiendra principalement en présentiel, à Lyon, et certains modules seront animés à distance. Il est donc important d’anticiper le fait de pouvoir suivre une partie de la formation depuis son lieu de travail (ou chez vous si vous avez accès au télétravail).

Save the date ! Le Bloc 1 de la formation “Réferent des Accueils Touristiques” démarre le 12 et 13 novembre 2020 dans les locaux de Trajectoires Tourisme à Lyon, et se termine le 28 janvier 2021.
Voir le programme complet du Bloc 1.

Pour quel profil ?

Il est nécessaire d’avoir une certaine expérience dans un poste ou fonction lié à l’accueil (à minima 2 à 3 ans) quel qu’il soit : conseiller en séjour, responsable accueil, chargé de la qualité ou de l’accueil numérique…

Une partie importante de la formation concernant la stratégie, c’est un plus d’être intégré dans les décisions prises à ce sujet.

Cette formation demande aussi un investissement personnel avec un temps de travail en dehors des heures de formation à anticiper.

Le coût de la formation

Pour faciliter l’accès à cette formation longue, Trajectoires Tourisme, en tant que relais territorial, a sollicité auprès de la branche Tourisme un Plan Régional de Formation Auvergne-Rhône-Alpes.

Dans le cadre de ce Plan Régional de Formation le coût pédagogique de la formation est intégralement financé pour les salariés des Offices de Tourisme. Il s’agit d’un financement spécifique, qui n’a pas d’incidence sur le budget de formation de votre structure.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question relative aux possibilités de financement, au programme etc.


Inscrivez-vous vite en ligne !

Places limitées à 8 stagiaires.

Avec la crise que nous vivons actuellement, ça ne vous dit pas de vous évader un peu ? De recharger les batteries ? De revoir nos méthodes de penser et d’agir au quotidien ? D’emmagasiner un maximum d’ondes positives pour aborder la rentrée plus sereinement et retrouver plus de sens dans notre travail ?

Pour y parvenir, chaque membre du collectif Trajectoires Tourisme a décidé de partager son coup de coeur lecture et/ou son podcast préféré.

Bonne lecture et bel été à tous !

Podcast “Change ma vie”

Tout est dans le titre !
Samantha a découvert ce podcast il y a 2 ans et ce fût un véritable choc ! Elle nous raconte.

” Avant, j’avais tendance à croire que la vie était un peu une fatalité, que je n’avais aucun pouvoir ni maîtrise sur les milliers de pensées et émotions qui foisonnaient dans ma tête. J’encaissais avec plus ou moins de résistance toutes les situations, les critiques, les déceptions, les peurs…que je pouvais vivre dans mon travail et ma vie perso. J’attendais que ça passe. Bref, c’était juste comme ça, j’étais juste comme ça.

Dès mes premières écoutes du podcast de la douce Clotilde Dusoulier, j’ai vu opérer le changement. A raison d’une dizaine de minutes tous les jeudis, avec des explications claires et des exercices concrets à appliquer à chaque épisode, le podcast “Change ma vie” nous apprend à prendre du recul sur nos émotions – notamment négatives – à vivre plus sereinement les épisodes difficiles. Bref, ça change nos vies ! “

Podcast “Change ma vie : outils pour l’esprit”, Clotilde Dusoulier/

Livre “PNL pour les Nuls” – Kate Burton et Romilla Ready

Non, Mathilde n’est pas devenue une adepte du groupe de rap français mais plutôt de la Programmation Neuro Linguistique !

Ok, mais concrètement c’est quoi ? La PNL est une technique de psychologie appliquée qui permet une communication efficace, au travail comme dans la vie quotidienne. Reconnue par les professionnels de la thérapie, de la communication, de la psychologie, elle est connue dans le monde entier et a aidé des millions de personnes. Cette technique privilégie le comment au pourquoi, et propose une grille d’observation pour améliorer la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres : elle nous montre comment s’exprimer avec authenticité par le langage. Des techniques qui font visiblement des miracles aussi dans le monde de l’entreprise.  

” La Programmation Neuro Linguistique poche Pour les Nuls”, Kate Burton et Romilla Ready – Guide (Août 2020)

Podcast “Vlan, podcast société sans bullshit”

Vlan, c’est un podcast pour mieux comprendre notre société à travers le lien. Le lien à soi, aux autres et à la nature. Vlan, c’est une discussion entre Grégory Pouy et une personne éclairée et passionnée – Chercheur, anthropologue, journaliste.

Tous les mardi, recevez un nouvel épisode court pour comprendre les grands mouvements du moment.

Podcast “Vlan”, Grégory Pouy

Livre “Transmettre ce que nous apportons les uns les autres” – Collectif d’auteurs

Entre deux siestes dans le train, Nadège s’est plongé dans les arcanes de la transmission.

QU’EST-CE QUE LA TRANSMISSION ?

Ce livre explore toutes les dimensions de cette thématique : on peut transmettre un savoir, des valeurs. Mais on peut aussi transmettre une façon de voir le monde. La bienveillance est le principal vecteur de cet échange.

Un livre écrit à plusieurs mains avec différents témoignages et analyses qui nous questionne sur notre « rôle d’éducateur et d’individu dans la société ». Pas seulement sur ce que nous souhaitons transmettre, mais plutôt comment nous le faisons.

Un cahier pratique, en fin d’ouvrage, vous aidera dans votre cheminement pour savoir ce que vous souhaiteriez partager et incarner, mais aussi à apprécier ce que vous-même avez pu recevoir.

“Transmettre ce que nous apportons les uns les autres”, Collectif – Guide (Octobre 2019)

Livre “Les quatre accords toltèques” – Miguel Ruiz

Si vous cherchez un livre facile à vivre, pratique et qui donne des pistes simples pour appréhender le monde plus sereinement (même au travail), l’ouvrage “Les quatre accords toltèques” de Miguel Ruiz est fait pour vous !

L’auteur invite le lecteur à conclure 4 accords avec soi-même (inspirés d’enseignements de chammans mexicains – mais promis l’ouvrage est ouvert à tous !). Ces accords sont de véritables codes de conduite qui aident à la vie de tous les jours et œuvrent à des relations inter-personnelles plus vertueuses, plus positives et porteuses de sens. Ces principes peuvent s’appliquer aussi bien sur son quotidien personnel que sur le plan professionnel.

On ne vous en dit pas plus et on vous laisse découvrir ces 4 accords par vous-même !

“Les quatre accords toltèques : la voie de la liberté personnelle”, Miguel Ruiz – Essai (Janvier 2016)

Podcast “Le Bureau”

Naïs était déjà fan des articles du magazine Welcome to the Jungle, alors ne parlons pas de leur podcast ! Ben si en fait elle vous en parle 🙂

Le Bureau c’est le podcast qui met en avant les individus derrière le travailleur. C’est un témoignage sans langue de bois, sous la forme d’une discussion intimiste, menée par la journaliste Élodie Maillot, pour questionner ce qu’on met de nous dans ces milliers d’heures passées au travail. Un podcast qui parle de ce qui passe dans nos têtes, nos habitudes, dans nos bureaux… Bref au boulot, là où on passe les 3/4 de notre vie.

Entre celle qui ne parle pas anglais, celle qui a peur de ses boss, celui qui vivait un enfer dans l’open space, ceux qui travaillaient par conviction…il y a toujours une histoire qui nous captive, qui nous émeut, qui nous parle.

Podcast “Le Bureau”, Welcome to the Jungle

Livre “La contagion émotionnelle” – Christophe Haag

Connaissez-vous le virus le plus contagieux sur Terre ? Ce n’est pas celui de la grippe ou d’Ebola, c’est celui de l’émotion. Et nous l’avons tous déjà attrapé. Comment la transmission opère-t-elle ? Quelles sont les émotions les plus contagieuses, leurs effets positifs et négatifs sur nous ? Peut-on se décontaminer d’émotions destructrices ? Êtes-vous émotionnellement toxique ou plutôt bénéfique pour votre entourage ? Pour répondre à ces questions, Christophe Haag vous entraîne à bord d’un vaisseau spatial, dans l’ambiance impitoyable d’une salle des marchés, au sein d’une secte, au cœur d’expéditions en haute montagne, dans la cellule « négociation » du RAID, sur les bancs d’une cour d’assises… Vous apprendrez de ces univers extraordinaires des choses bien utiles pour votre vie un peu plus ordinaire (quoique…).

Un livre salutaire dans un monde où les émotions négatives prennent un pouvoir grandissant sur les esprits. Christophe Haag est professeur à EMLyon Business School, chercheur en psychologie sociale, et chroniqueur pour la Harvard Business Review en France et le Magazine de la Santé sur France 5.

“La Contagion émotionnelle”, Christophe Haag (Mars 2019)

Livre “Réinventing organization. Vers des communautés de travail inspirées” – Frédéric Laloux

Le livre phénomène en management !

Gouvernance partagée, démarche participative, intelligence collective…Stéphane emporte toujours dans ses valises quelques livres sur les différents modes de management et de travail. Pour cet été, elle nous parle de sa dernière lecture.

Reinventing Organizations est un guide pour ceux qui aspirent à gérer autrement leur entreprise, association, école, hôpital…

Notre manière de penser et de pratiquer le management semble à bout de souffle. Nombreux sont ceux qui rêvent de tout plaquer, se sentant étouffer lentement dans des lieux de travail sans vie.

Dans ce livre, Frédéric Laloux ouvre des perspectives étonnantes. Il montre qu’à chaque fois que l’humanité est entrée dans une nouvelle ère de développement, elle a inventé une façon inédite de penser le management. C’est ce qui semble se passer à l’heure actuelle : visible pour ceux qui cherchent à le voir, un nouveau modèle d’organisation est en train d’émerger, porteur de sens, d’enthousiasme et d’authenticité.

Il ne s’agit pas d’un modèle théorique ou d’une utopie.

Reinventing Organizations se base sur une recherche rigoureuse d’organisations pionnières qui fonctionnent déjà sur des schémas novateurs. Si , vous êtes dirigeant ou créateur d’entreprise, manager, coach ou consultant, vous trouverez ici de nombreux conseils pratiques, exemples et histoires inspirantes pour imaginer, concrètement, l’étape suivante de votre entreprise.

Réinventing organization. Vers des communautés de travail inspirées, Frédéric Laloux – Etude (Octobre 2019)

Livre “La part du Colibri – Pierre Rabhi”

Du haut de sa Savoie, Dominique profite et savoure son cadre de vie et de travail reposant au cœur de la montagne. Son choix de lecture pour cet été ne nous a donc pas étonné 😉

La légende raconte qu’un jour un immense incendie de forêt se déclara. Les animaux terrifiés observaient le désastre. Seul un colibri se mit à la tâche, allant chercher les quelques gouttes d’eau que contenait son bec pour les verser sur le feu. L’un des animaux, agacé, lui demanda s’il pensait pouvoir éteindre le feu tout seul ? “Non, mais je fais ma part” répondit le colibri. Nous ne l’ignorons plus, la terre va mal, et, même si individuellement nous ne polluons pas autant que l’activité des grosses multinationales, à l’instar du colibri, chacun peut “faire sa part”.

Un écrit engagé de Pierre Rabhi qui, au-delà de la dimension écologique, peut trouver une résonance dans nos métiers au quotidien. Prendre conscience, adopter de nouvelles attitudes, chacun a une part à prendre pour faire évoluer les relations au travail.

La part du colibri, Pierre Rabhi – Essai (Poche)

Podcast “Renaître ici”

On ne pouvait pas finir cette sélection sans vous parler du tout nouveau podcast créé par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme avec le studio Tarabust.

Cette série de podcasts intitulée “Renaître ici” est une véritable invitation au voyage, un appel à prendre le temps. A chaque épisode, un invité apporte son regard et fait voyager l’auditeur tout en l’amenant à redéfinir la posture des voyages de demain.

Une pause sonore, une véritable téléportation virtuelle dans les merveilleux décors de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi une belle inspiration pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans le podcast de destination.

Le premier épisode est à écouter ici.
Podcast “Renaître ici”, par le studio Tarabust et Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme.

Tout va changer. Tout a déjà changé. Selon le Club des Annonceurs dans le magazine l’ADN , la crise accélère et active ce qui était déjà là en puissance de fond : nouveau rapport aux marques, nouveau rapport à la communication, nouveaux usages des médias. Ceux-ci se sont transformés à l’aune des enjeux du confinement : accélération digitale, diversification des formats, nouveaux rendez-vous éditoriaux… On a vu la montée en puissance de l’interactivité avec les communautés d’intérêts : les médias sont entrés en cohérence avec l’intimité des foyers. 

La crise aura accéléré la consommation des médias en digital et la puissance des réseaux sociaux pour maintenir le lien social et valoriser le sens d’utilité dans les actions : 55% des Français ont affirmé qu’ils auraient du mal sans les réseaux, considérés comme une aide pour pallier la solitude et l’isolement (étude de l’Institut CSA pour LinkedIn France). Les notions de partage et d’échange ont été extrêmement présentes, bien plus que d’ordinaire. Dans “social media”, il y a donc « social » !

Quant aux professionnels de la communication, ils avouent (pour 57% d’entre eux d’après l’étude de PlayPlay), avoir dû faire bouger leurs lignes éditoriales, leurs fonctionnements. Des évolutions qui semblent trouver une place lors du déconfinement. 

Alors simple révolution éphémère ou logique évolution des manières de communiquer sur la toile ?
Nous sommes allés à la rencontre (virtuelle) de Johan, Anne-Catherine, Naomi, Lucie, Ludivine. Ils sont Community managers en Office de tourisme ou pour une station de montagne, Social Media Managers en agences de communication ou Attachée de presse dans une ADT.

Après avoir “tenu le pont” pendant ces 8 semaines, permettant à leurs communautés et internautes de conserver du lien et d’ouvrir leur regard confiné plus loin que sur la rue d’à-côté, ils partagent leurs expériences de communicant au coeur de la crise et ce qu’ils retiendront pour l’après.

Johan MOLEY,

Social Media Manager à l’agence MIR

pour le compte de nombreuses destinations touristiques en France et en Belgique

Les gens sont venus sur les sites des destinations touristiques pour se changer les idées ou pour préparer l’après !»

Quels changements as-tu opérés dans ta communication pendant cette période ?

« Les horaires de publication, à décaler selon les usages des internautes confinés et davantage branchés sur leur smartphone ; la programmation soutenue de contenus vidéos (avec vidéo immersive bien sûr pour prendre le large et retrouver du souffle). Avec le confinement, l’usage de la vidéo a littéralement explosé ». C’est d’ailleurs ce que déclarent 67% des communicants qui actuellement utilisent beaucoup plus ce média qu’avant la crise sanitaire. 

« J’ai aussi beaucoup misé sur les posts interactifs et ludiques : des jeux pour les enfants, des quizz pour les adultes… »

Quel a été ton parti pris en matière de tonalité ?

« Je ne travaille pas sur des contenus d’actualité généraliste, ma stratégie de communication n’a pas été centrée autour de la crise ou des dispositifs sanitaires mis en place par les professionnels, il y a des sites d’actualité pour cela, je n’ai jamais mentionné les mots «crise», «pandémie», ni même «COVID», les gens sont venus sur les sites des destinations touristiques pour se changer les idées ou pour préparer l’après ! »

Tes contenus qui ont le plus fonctionné ?

« Cette période a été l’occasion de remettre à plat mes contenus visuels, d’ajuster le style et la fréquence des publications notamment sur Instagram qui a gagné en audience grâce à des «primo-utilisateurs», certainement en recherche d’images… et d’espaces.

Mes contenus photos les plus partagés ? Sans surprise, l’évasion nature ! »

Ce qui t’a le plus étonné pendant cette période ? 

« D’abord la bienveillance des gens. Je ne pensais pas qu’il y en aurait autant : sur 200 000 commentaires, il n’y aura eu que 4 commentaires négatifs ou désobligeants. Ensuite je ne m’attendais pas à ce que FB libère les vues organiques, ça s’est fait de façon quasi instantanée donc c’est volontaire».

Quelles qualités as-tu le plus sollicitées pendant ces semaines de crise ?

L’inspiration et l’organisation «avec 6h par jour passées entre Insta et FB, les formations en live streaming, les sollicitations des TV pour obtenir des images «fraîches» que notre studio produit ou a en stock et des publications «inspirationnelles» pour coller aux attentes émotionnelles de nos abonnés»

Qu’est-ce qui restera de cette période dans ton mode de communication ?

« Conserver l’engagement de notre communauté dans les publications et les échanges, c’est sûr ! »

Anne-Catherine CHAREYRE,

Attachée de presse à l’ADT Drôme Tourisme

« Si les journalistes ne peuvent plus se rendre sur place, venons à eux à travers l’écran ». 

Comment as-tu communiqué pendant la période Covid ?

« J’ai décidé d’augmenter la fréquence de mon push mail vers mes contacts Presse et, pendant 8 semaines, je me suis appliquée à choisir parmi les plus belles photos de ma destination « l’Image de la semaine » pour l’adresser à plus de 700 journalistes », enrichie de quelques lignes de texte pointant vers les territoires ou des producteurs locaux ciblés, « avec en retour chaque semaine des encouragements et des demandes spontanées sur des atouts du territoire ».

« Sur mon réseau de prédilection,Twitter, durant la crise, j’ai délibérément orienté mes choix vers la publication d’images positives : grands espaces, randonnées, bien vivre… Mes posts et contenus partagés se sont voulus inspirants – découverte, patrimoine, les beaux paysages – tout en restant dans une logique bienveillante et responsable. Si les journalistes ne peuvent plus se rendre sur place, venons à eux à travers l’écran ». 

Tes contenus qui ont le mieux fonctionné ?

« Mon buzz ? La publication d’une vidéo de quelques secondes, d’abeilles bourdonnant dans un cerisier en fleurs. Avec plus de 2600 impressions, cette réponse au besoin de connexion à la nature a été la bonne option !»


Quels réseaux ont été privilégié pendant le confinement ? 
Sans surprise, Facebook arrive en numéro 1 des réseaux privilégiés par les communicants en France avec 77% de représentativité. En deuxième place,  Youtube avec 72%, juste devant Instagram avec 68%, LinkedIn avec 59% et Twitter avec 51%. 
Chez les moins de 35 ans, l’utilisation des réseaux a également augmenté de 40% pour Instagram ; 37% pour Facebook ; 51% pour Whatsapp. 
À tous les stades de la pandémie, Whatsapp est l’application de médias sociaux dont l’utilisation a le plus progressé. Dans l’ensemble, l’utilisation de Whatsapp a augmenté de 40 % (étude mondiale Kantar)

Les réactions des communautés ont été très importantes, l’accès gratuit à certains contenus (webinaires par exemple) a été voulu et perçu comme une contribution à l’effort national. Pendant la crise du Covid-19, les consommateurs notamment sur les réseaux sociaux ont été des sources d’informations pour les médias, en particulier pendant la phase confinement où la volumétrie des conversations a été très importante (plus d’un milliard de conversations dans le monde entre le 17 mars et le 11 mai – source étude Digital Insighters in le Journal du Net)

Naomi NICOLAS,

Chargée de communication & RP, Office de tourisme Valence Romans Tourisme

 Le confinement a été comme une bulle, alors re-proposer les mêmes choses aujourd’hui dans un contexte déconfiné ne serait plus apprécié de la même façon.

En quoi cette période est-elle à part dans tes missions de communication ?

« Mon temps de travail sur les RS a augmenté en flèche. J’y passais 80% de mon temps, surtout sur FB & Instagram, un peu moins sur Linkedin et Twitter où je postais surtout des publications vidéo sur les savoir-faire de mon territoire ». 

Dès la 1ère semaine, elle ressent une attente forte de socialisation via les RS, elle s’attelle alors à la tâche avec le souci constant de « donner à voir » et de changer les idées des internautes.

Ce sentiment de responsabilité l’accompagnera tout au long de cette période «car en fait, en tant que Community Manager, nous étions un peu le seul service à continuer de fonctionner en lien direct avec notre communauté,  j’avais envie de satisfaire les internautes en donnant une image positive qui soit appréciée».

Dès la semaine 2, elle participe à #fenetresur (chaîne de solidarité lancée à l’échelle nationale sous l’étendard #FenetreSurLaFrance) et note avec plaisir les envois des internautes en retour «ils sont plutôt fiers de la vue depuis chez eux, depuis leur jardin et leurs photos sont souvent de belle qualité».

Quel a été ton parti pris en matière de tonalité ?

«La page n’avait pas vocation à relayer de communication de crise, nous avons privilégié des posts photo courts avec 2 à 3 lignes max de texte et choisi de véhiculer des signaux positifs, comme le post sur le festival Vice Versa 2020,17ème édition qui a eu lieu… à la maison cette année ! Curieusement, les contenus autour des savoir-faire locaux ou des patrimoines, qu’on avait du mal habituellement à valoriser, ont rencontré un grand succès pendant cette période où les gens avaient du temps à consacrer à ce type de sujet».

Naomi décide de proposer des activités contre l’ennui ou la monotonie : avec par exemple des jeux pour enfants le lundi. Elle relaie ainsi la belle initiative de Folimage, pépite locale dans le monde des studios du cinéma d’animation, qui propose des dessins animés pour enfants en accès gratuit ; le vendredi, lui, sera consacré aux recettes de cuisine à préparer pour le WE. 

Tes contenus qui ont le plus fonctionné ?

La recette du Suisse, spécialité valentinoise de biscuit à pâte sablée et au parfum de fleur d’oranger ;

Les qualités que tu as le plus sollicitées pendant ces semaines de crise ?

« L’inspiration et la créativité ! Il a fallu repenser stratégie de comm, planning, éditos…Indesign et Photoshop sont devenus mes meilleurs amis !».

Ce qui t’as le plus étonné ?

« Le fait que les internautes restent très positifs. Dans le monde du tourisme, c’est vrai qu’on est là pour donner du plaisir aux gens avec les vacances, mais on a quand même quelques râleurs (😊)… là, les gens étaient heureux de partager leurs photos, leurs expériences, on a eu des retours très agréables, de l’enthousiasme même ».

Et après ?

Naomi continuera à «poster davantage de photos de mon territoire car visiteurs et habitants les plébiscitent. « Au rythme de nos publications, on s’est aperçu que notre photothèque aurait vraiment besoin de grandir ! Depuis le déconfinement, des shootings sont en cours pour produire de nouveaux contenus de qualité ».

Elle poursuit en confiant : « Pour moi le confinement a été comme une bulle, alors re-proposer les mêmes choses aujourd’hui dans un contexte déconfiné ne serait plus apprécié de la même façon, ça n’aurait plus le même sens, ni le même impact, on va revenir à d’autres pratiques et éprouver d’autres usages».

Lucie VOUAILLAT,

Chef de projet,
La Team Web, agence de stratégie digitale

Lucie ne travaille pas uniquement pour des entreprises touristiques, son expertise porte sur la communication des marques sur les réseaux sociaux et sur l’animation de formations sur leurs contenus. 

« Aujourd’hui, le client axe son choix sur les valeurs partagées avec la marque. Quand c’est sincère, c’est gagné ! »

Qu’as-tu remarqué dans la com des marques pendant le Covid ?

« Les gros changements ont porté sur le message qu’ont fait passer les marques : exit les messages purement commerciaux, bienvenue à une communication recentrée sur des valeurs humaines, avec plus d’informatif, de solidarité, d’entraide et de conseil ». 

Pour quelles raisons ? « Pas toujours parce que leurs ventes étaient mises à l’arrêt mais aussi parce que cette période n’a fait qu’amplifier un phénomène déjà existant avant. L’attente des clientèles d’aujourd’hui évolue vers un partage de valeur, avec la crise sanitaire, tout cela s’est accéléré puissance 1000 et ce constat est vrai dans tous les domaines. On a tellement de choix avec le Net… qu’au final, ce sont les valeurs partagées avec la marque qui aident le consommateur dans son achat. Quand c’est sincère, c’est gagné »

Est-ce que tu as fait évoluer ton travail pendant cette crise ?

 «Oui, pour plusieurs raisons. Déjà parce que mes clients étaient privés de leurs lieux de ventes, donc il était impossible de mettre en avant leurs produits. Et surtout parce que les gens étaient tellement en «état de choc» qu’un message commercial trop agressif aurait été très mal reçu ; on s’est adapté pour créer une bulle d’entraide qui puisse alléger ce quotidien et aider les internautes à mieux le vivre. 

Selon la typologie de nos clients, on a proposé de l’air par le biais de vidéos, d’exercices sportifs, des cours, des recettes, des échanges, des webinaires … pour passer le temps et aider les gens. Côté tourisme, les grands musées ont proposé des visites virtuelles et le monde de la musique, des concerts en libre accès à distance. Ça a donné un nouveau souffle à la culture ! ».

Selon Lucie, toutes les marques ayant misé sur «l’accès gratuit » vont avoir gagné en capital sympathie et sur le long terme en notoriété / vente /visite /future consommation.


La période de confinement a fait la part belle à la créativité : jeux-concours, jeux de sociétés et puzzles reviennent à la mode. Les Offices de Tourisme ont proposé à leurs internautes de redécouvrir leur destination en reconstituant les plus beaux paysages en puzzle, ici avec la proposition de l’Office de Tourisme du Pays de Grignan et le jeu concours Valrhôna. 

Quelques conseils pour faire de la com aujourd’hui ?

« Jouer la carte de la transparence, de la sincérité, raconter l’histoire, montrer les coulisses de la marque, mettre plus d’humain, davantage de personnalisation dans sa communication. Arrêter de « poster pour vendre » car ça ne marche plus. Aujourd’hui, c’est l’attachement que j’ai pour une marque qui va orienter mon choix d’achat. Les entreprises doivent s’adapter pour continuer à séduire et être visible face à des ConsomActeurs plus engagés dans leur choix de produits et de consommation de marque, tendance émergente avant le confinement et qui semble se renforcer ».


Un coup d’accélérateur pour la RSE ?
Comme évoqué par Lucie, la RSE a commencé à prendre une place de choix dans la période de confinement (+de 8% de confiance), les citoyens ont été réceptifs aux messages d’information, d’action et de collectif durant cette période. 
Les marques vont devoir continuer à démontrer leur utilité fondamentale dans la vie de tous. Les stratégies et les objectifs médias devront être révisés en conséquence, avec l’enjeu de trouver un équilibre entre l’humain et la machine, entre le physique et le digital et entre le profitable et le responsable. Le mix media sera impacté par cette culture avec des dispositifs réévalués au profit de campagnes plus courtes, plus interactives, et pourquoi pas pilotées par la mesure…

Ludivine Marcon,

Chargée du numérique, Office de tourisme Pays diois 

« La clientèle de proximité n’avait pas jusqu’alors été ciblée à sa juste mesure ! »

Quels ont été les temps forts de ta communication pendant la crise ?

« Mon planning éditorial a complètement explosé ! J’ai donc décidé de garder mon cap de 3 publications / semaine sur FB et Instagram, ce dernier compte étant tout jeune, ma communauté n’est pas encore affirmée et sans budget dédié pour du contenu sponsorisé. Les premiers temps du confinement ont donc été plutôt calmes sur Insta, les abonnements s’amplifieront plutôt vers la fin avril ».

Quels sont les posts qui ont le mieux fonctionné ?

« Ce qui a bien marché, ce sont les stories avec mentions, publiées par les communautés de sportifs (et sur mon territoire, ils ne manquent pas) ».

Très vite, sa veille active fait remonter le besoin fort des internautes de s’évader, de rêver à un Ailleurs. Elle se positionne sur la ligne édito « on fait rêver et on fait penser à l’après » ! Rapidement,  le territoire s’est ouvert à la chaîne de solidarité #Fenetresur sous l’étendard national de #FenetreSurlaFrance.

L’objectif est d’inciter les utilisateurs à partager sur les réseaux sociaux, des photos prises depuis leurs fenêtres. « Particulièrement dans cette période de confinement, nous comptons sur les habitants, nos premiers ambassadeurs, pour générer du contenu et continuer à valoriser notre destination auprès de leurs abonnés, famille comme amis ».

Des difficultés rencontrées ?

Comme pour de nombreux community managers, son fond photos n’est pas inépuisable, le budget pas encore dédié et les shootings reportés, alors « il a fallu gérer le stock au quotidien et faire un mix de contenus en utilisant souvent le repost ».

Ce qui t’as le plus étonnée ?

« La révélation d’observer que la clientèle de proximité n’avait pas jusqu’alors été ciblée à sa juste mesure ! C’est de fait notre principale clientèle, une communauté de fond locale et même ultra-locale, et en plus une clientèle fidèle. Elle colle vraiment à nos valeurs de territoire, de préservation des espaces naturels, de produits bio et locaux, ils sont là, à proximité et n’attendent que ça !»

Quelles qualités as-tu le plus sollicitées pendant ces semaines de crise ?

« Adaptabilité et flexibilité au jour le jour avec des internautes branchés H24 donc des réactions en temps réel, ça demande de l’énergie et un mix de temps privé / temps professionnel pas toujours évident ». Elle y ajoute la curiosité, à laquelle relier la notion de veille, « il a fallu «être sur le qui-vive et en même temps ne rien publier qui puisse être polémique ou anxiogène, donc être très attentif». Et pour finir, « j’ai dû mobiliser ma capacité à sortir de ma zone de confort et à accepter de tester de nouveaux usages. »

Et aujourd’hui, quels sont tes projets com ?

« Je suis quasiment certaine de conserver cette série de petits rushs vidéos d’Instants Nature, au moins pendant l’été pour son format dynamique et plutôt rafraîchissant ». La série «Top 10 des randos des Gens du Pays» a été partagée sur son FB depuis les pages de son site web. « Cette série a vraiment répondu aux désirs d’évasion et en même temps a montré que chez nous, le partage était une réalité ». Ludivine a choisi depuis, de décliner ce mode de série collaborative pour d’autres activités. 

Elle souhaite maintenant consacrer à nouveau du temps aux partenaires de l’office, « on va donner à nos socio-professionnels la possibilité de tourner des vidéos en format court à poster nos pages FB respectives, pour valoriser le côté humain de la destination et miser sur la rassurance ».


Les bonnes pratiques ont germé, fleuri et essaimé : RV personnalisés à la demande,  communication multicanal par téléphone, mail, messagerie FB et Instagram, ou par chat… Rester en lien avec ses pros et ses visiteurs, pour un Office, ça passe aussi par un mode d’emploi tout simple et nécessaire.

Et « après », on va où ?

De nombreux offices de tourisme ont rapidement choisi d’être présents auprès de leurs professionnels pour accompagner leurs prestataires partenaires pendant la crise. Aujourd’hui, leur effort est porté sur le relais des informations et dispositifs d’accompagnement, demain sur la communication et les outils de relance. De nombreuses initiatives ont déjà émergé pour repenser les accueils touristiques et offrir des services de qualité, en présentiel et à distance. 

Cependant,  «la reprise s’appuiera sur la communication digitale comme principal levier de reconquête (…),  les touristes cet été seront davantage en recherche d’une page Facebook bien actualisée, que d’un office de tourisme ouvert». « Plus qu’un gros budget, la créativité et la réponse aux attentes feront la différence. L’incertitude sera permanente, l’événementiel sera quasiment absent, et cela obligera les acteurs à une agilité constante (…), cela devra se faire dans la sobriété, en gardant toute humilité».- Nicolas de Dianous, directeur associé de We Like Travel

Il y a donc fort à parier que les Community managers aient encore un rôle majeur à jouer dans le tourisme de demain, bien au-delà de l’animation des communautés sur les réseaux sociaux, avec l’écriture de nouvelles stratégies digitales, transverses, flexibles et inspirationnelles, la diversification des formats et des contenus, de nouveaux rendez-vous éditoriaux et également la communication interne. 

Article rédigé par Anne.

Pour aller plus loin :

Trajectoires Tourisme propose plusieurs formations pendant l’année pour aider les communicants dans leurs missions.


C’est toujours un plaisir d’échanger avec nos anciens stagiaires ! De suivre leur évolution professionnelle depuis leur passage en formation chez nous, de voir les projets qu’ils ont mis en place dans leur structure, mais aussi leur transformation plus « personnelle ».

Cette semaine, c’est Christine Daumas, qui travaille à Oisans Tourisme, que nous rencontrons. Elle revient sur son parcours depuis le suivi de la formation « Animateur Numérique de Territoire & Assistance Management Numérique de Destination » en 2018.

En quoi consiste ton travail ?

Depuis 2017, je suis chargée de la communication et des technologies de l’information à Oisans Tourisme, l’Office de tourisme de l’Oisans (38). Je m’occupe de l’animation numérique du territoire, de la communication et je collabore également sur d’autres dossiers en fonction des besoins. Notre OTI compte une trentaine de personnes.

Comment t’es-venu l’envie de suivre une formation ANT ?

J’avais déjà réalisé une formation ANT chez Trajectoires Tourisme en 2016 lorsque je travaillais à l’OT de Vénosc. Mais à cette époque, je n’avais pas eu l’occasion de mettre en application ce que j’avais appris en formation, car mon poste n’était pas alors centré sur l’animation numérique de territoire.

Lorsque j’ai pris mes nouvelles fonctions au sein d’Oisans Tourisme, j’ai ressenti le besoin de reprendre les bonnes pratiques, de reconstruire et perfectionner mes savoirs, de mettre au point ma stratégie d’ANT (et de l’appliquer enfin). Bref, j’avais besoin de remettre le pied à l’étrier ! Je me suis donc inscrite en 2018 au parcours “Animateur Numérique de Territoire & Assistance Management Numérique de Destination » proposé par Trajectoires Tourisme dans le cadre de la formation certifiante « Chargé(e) de projets e-tourisme”.

Comment s’est passée ta formation ?

J’ai vraiment trouvé cette formation très enrichissante. Le formateur était de qualité et nous a proposé de nombreuses mises en situation, d’exercices sur des cas concrets. Dès le démarrage et tout au long de la formation (qui s’échelonne en différents modules réalisés sur plusieurs mois), nous devions travailler sur notre propre projet, qu’il fallait mettre en place à la fin du programme. J’avais alors choisi de traiter la problématique suivante « Comment informer et inciter les socio-professionnels à intégrer la plateforme de commercialisation Oisans Tourisme par le biais d’atelier ? »

A quels « challenges » as-tu été confrontés pendant la formation ?

Le fait que la formation soit échelonnée dans le temps n’a pas été si facile pour moi. Quand on ressort d’un module, on est à fond. Sauf que lorsque l’on revient au bureau, il faut concilier nos autres missions avec notre souhait de concrétiser pleinement les actions réfléchies pendant la formation.

Les exercices de simulation d’animations d’ateliers devant le groupe ont aussi été un challenge pour moi qui suis plutôt de nature timide. Mais c’était intéressant de voir l’approche synthétique des autres stagiaires. Et cela m’a aidé pour mon travail au quotidien. Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise pour présenter et animer des réunions devant des socio-pros !

Ton coup de cœur dans la formation ?

La formation nous a donné une véritable méthodologie de travail (notamment pour les projets collaboratifs), avec des outils spécifiques pour nous aider dans notre travail d’ANT. Je me rappelle notamment la réalisation du diagnostic numérique de nos destinations, la mise en place d’un plan d’action numérique ”animation” transposable et réalisable dans le cadre du projet proposé,  la création du calendrier éditorial. Cela nous a permis de poser les fondations pour la suite de nos projets.

J’ai également beaucoup apprécié la dynamique et l’ambiance dans le groupe. Nous étions 10 stagiaires, exerçant des postes similaires dans le tourisme. J’ai appris aussi par nos échanges, par le partage d’expériences entre professionnels du tourisme.

Qu’as-tu pu mettre en place concrètement à l’issue de la formation ?

J’ai tout d’abord réalisé un état des lieux numérique de notre destination, utile pour sensibiliser les pros sur leur présence sur le web. Lorsque nous avons élaboré l‘agenda des rdv pros qui se compose de plusieurs thématiques à destination de nos partenaires, j’y ai bien entendu intégrer une série d’ateliers sur la création de site web, Google Business, les réseaux sociaux, la e-réputation ; des ateliers que j’anime moi-même. Je réalise aussi, depuis, de l’accompagnement personnalisé pour aider les socio-pros (principalement des hébergeurs) à créer et améliorer leurs sites web.

En 2019, j’ai ainsi conduit 21 accompagnements personnalisés, ce qui représente 60h d’aide à la création de site web, en plus des études préalables. Ces services ont été très bien accueillis par nos partenaires et ont aidé à déboulonner de nombreuses croyances autour de la création de site web du genre « C’est trop compliqué, on ne va pas y arriver, ça coute cher  ect.». Cela leur a permis de changer leur vision !  En savoir plus sur les ateliers d’Oisans Tourisme

Et ce qu’elle t’a apporté sur le plan plus « humain » ?

La formation m’a permis d’avoir plus de « crédibilité » vis-à-vis des pros. J’ai gagné en assurance, en pratique, en connaissances des outils. Par exemple, avant, je me cantonnais essentiellement à l’utilisation d’Excel dans la gestion de projet. Aujourd’hui, j’utilise Trello et Asana en interne mais aussi avec mes socio-pros.

Ce que tu aimes le plus dans ton métier ?

Sans aucun doute : l’accompagnement, les échanges humains. Je sens une vraie confiance lorsque je suis en rendez-vous personnalisé avec un partenaire. Ils se sentent souvent plus à l’aise qu’en atelier collectif. Ils me font confiance, me demandent mon avis sur leurs projets. Ces formats d’accompagnement ont énormément rapproché certains socios-pros de notre structure. Ils se rendent compte beaucoup plus de l’utilité d’un OT. C’est gratifiant 😊


Si vous aussi êtes en charge de l’animation et l’accompagnement des partenaires sur votre territoire, si vous avez des missions en lien avec la promotion et le développement touristique à l’aide des outils numériques, nous vous invitons à suivre le parcours “Animateur Numérique de Territoire & Assistance Management Numérique de Destination” qui démarre le 7 septembre 2020 à Lyon.

Les + de la formation :

☑️ Cette formation est éligible au CPF

☑️ Blocs 1, 3, 4  du Titre professionnel “Chargé(e) de projets e-tourisme” reconnu au niveau national

☑️ Une pédagogie alliant compétences stratégiques et techniques directement applicables dans sa structure

☑️ 84h de formations réparties sur 12 jours de formation dans l’année

Tout le détail du programme et les modalités d’inscription ici.

temoignage formation animateur numerique territoire tourisme

Depuis mi-mai, les Offices de tourisme et professionnels du tourisme reprennent progressivement leur activité, timidement pour certains, plus largement pour d’autres, mais assurément pas comme avant. Il a fallu tenir compte des directives gouvernementales, des protocoles, de l’inquiétude (ou de la désinvolture dans certains cas) des clients, du stress des équipes, du trop-plein ou du manque d’informations… Un sacré challenge quand habituellement l’esprit est à la convivialité et à la détente ! Mais aussi une belle opportunité de mobiliser l’intelligence collective en associant l’ensemble des collaborateurs à la réflexion et aux expérimentations.

Ils ont su être réactifs et créatifs comme le démontre ce tour d’horizon des accueils. 

Sécurité sanitaire avant tout

Baromètre Savoie Mont Blanc Tourisme 1ère vague fin avril, 2ème vague fin mai.

La tendance est nette : la santé est la principale préoccupation des Français en ce début de saison estivale.

Offices de tourisme et prestataires touristiques se sont efforcés d’appliquer les protocoles nationaux propres à  leur filière. Les espaces d’accueil ont été pourvus de plexiglass, le sol est marqué, distributeurs de gel désinfectants sont à disposition, le nombre de personnes dans la pièce a été limité, le personnel d’accueil est masqué… chaque structure a sa stratégie.

Témoignage de Maud Hardy, référente sanitaire à l’office de tourisme d’Arêches-Beaufort

Maud Hardy, référente qualité et donc habituée aux projets d’équipe, a suivi la première formation « Accompagner les professionnels en matière de sécurité sanitaire » proposée par Trajectoires Tourisme. Elle lui a permis de comprendre les mécanismes de transmission du virus, d’analyser les protocoles préconisés par les différentes filières métiers et d’imaginer l’accompagnement des socio-professionnels de la destination dans leur mise en conformité sanitaire. « Cette formation nous a donné le cadre et nous apporté beaucoup de détails pour des activités pour lesquelles nous connaissions peu les fonctionnements au quotidien comme l’hôtellerie ou la restauration ».

La mise en application n’a pas tardé : Maud, accompagnée par son directeur Frédéric Blanc-Mappaz, a rédigé un protocole interne pour assurer la sécurité du personnel qui a été signé par l’ensemble de l’équipe. « C’est un peu lourd, mais tous les collègues ont bien joué le jeu » : même si c’est contraignant il est aussi rassurant pour les membres d’une équipe de savoir que l’on prend soin d’eux !  »

Des aménagements ont été réalisés à l’intérieur des locaux (sens de circulation, limitation de nombre de personnes dans les pièces, …) mais le grand choc est à l’accueil ! En effet, sans documentation en libre-service, conseillères en séjour masquées derrière les plexiglass, distributeur de gel, l’accueil devient austère. “Nous réfléchissons à mettre des messages sympathiques sur les plexiglass et des sourires dans l’office pour redonner du plaisir dans notre accueil.” Les premiers client reçus expriment leur satisfaction devant ces dispositions et sont aussi respectueux des gestes barrières.

Pour être efficace, cette démarche doit bien sûr être étendue à la destination. Une newsletter a informé les socio-professionnels que Maud pouvait les accompagner et les conseiller dans la mise en œuvre de leurs protocoles sanitaires. Les demandes ont afflué, Maud s’est efforcée d’y répondre même si ce n’est pas toujours simple car chaque prestataire est un cas particulier avec qui il faut placer le curseur entre sécurité sanitaire et coût des aménagements. Ce début de saison inédit est bien chargé mais il aura aussi permis d’engager des démarches collectives.

Avec un peu d’humour ça passe mieux

Pour garder une ambiance de vacances, certains ont su rompre l’austérité de l’affichage officiel en maniant habilement l’humour et en raccrochant les directives aux spécificités de leur territoire.

On réinvente l’accueil

Si les accueils ont tous été réaménagés pour respecter les protocoles sanitaires, ce début de saison inédit a aussi poussé de nombreux Offices de tourisme à se questionner sur d’autres formes d’accueil possibles, plus adaptées et plus agréables au client qu’un conseiller en séjour masqué derrière un plexiglass.

Cela a été l’opportunité de s’interroger sur les méthodes d’accueil en place depuis de nombreuses années dans certains sites et qui n’avaient pas forcément évolué avec la technologie et les comportements de la clientèle. Les ouvertures et amplitudes horaires de certains bureaux d’information ont parfois été revues à la baisse pour permettre un meilleur déploiement des collaborateurs sur d’autres ressources. Le téléphone a repris une place importante avec le besoin de réassurance, soulignant parfois la nécessité de séparer le standard et d’y associer un pôle “accueil à distance”. Les réseaux sociaux, déjà largement utilisés pour la promotion des destinations, sont également plébiscités par un public en besoin de réactivité et d’échanges en temps réel. 

La notion d’accueil personnalisé prend encore plus son sens. Les visiteurs ont la possibilité d’être reçus sur rendez-vous par des experts locaux de la destination pour préparer leur séjour, dans certains Offices de Tourisme, ou même directement chez les hébergeurs, comme à Albi. Les éditions personnalisées sur mesure (voir témoignage d’Albertville plus bas) peuvent venir compléter les informations orales déjà ciblées. Pour aller à la rencontre des clients qui ne souhaiteraient pas passer la porte d’un Office de tourisme, certains ont imaginé un drive pour avoir pignon sur rue. Les “Offices de tourisme mobiles” poursuivent également leur essor, en permettant d’aller à la rencontre des clients dans des lieux fréquentés, comme à Vienne en vélo triporteur le long de la Via Rhôna.

Office de Tourisme “Drive” au Pays de Vire, en Normandie

Le digital trouve sa place dans les dispositifs d’accueil

Aujourd’hui plus que jamais, les outils numériques ont investi la stratégie d’accueil des Offices de tourisme. 

Messenger, Zendesk, Crisp.chat, tawk.to…  la messagerie instantanée, accessible depuis le site Internet de l’OT est en passe de devenir la norme dans les dispositifs d’accueil (avec si possible un back office organisé pour permettre la disponibilité d’un conseiller en séjour pour répondre aux outils distanciels sans gêner ou être gêné par les visiteurs présents, et des horaires éventuellement étendues). L’Office de tourisme de Cahors utilise un outil de messagerie instantanée sur des horaires étendues depuis 15 mois. Sa directrice indique 30% de sessions de tchat entre 17h et 21h !

La “visio”, dont l’usage s’est largement démocratisé pendant le confinement, a fait son chemin jusqu’à l’accueil.

Fausse bonne idée ? L’Office de tourisme d’Albi, qui a lancé dès le mois de mai ses “rendez-vous visio” avec des experts de la destination, en revient. Ces rendez-vous ont été imaginés dans l’urgence, pour remplacer les “accueils personnalisés” opérationnels depuis deux  ans de manière très satisfaisante. Le retour de la directrice de l’OT est mitigé : pour elle, le public en a assez de la visio et a très vite repris ses habitudes “comme si de rien n’était”. Mais elle se réjouit de constater que les rendez-vous personnalisés en présentiel ont repris. L’OT maintient néanmoins les deux offres de rendez-vous personnalisés pour le moment.

Autre initiative sympathique post Covid : les pots d’accueil numériques. L’Office de tourisme de Saint-Marcellin Vercors Isère ou encore celui de Chamrousse accueilleront leurs visiteurs en séjour chaque début de semaine sur un Zoom ou sur un Facebook Live pour leur présenter le programme des réjouissances de la semaine.

Au-delà de la traditionnelle prise de contact à distance dans le cadre de la préparation du séjour, les Offices de tourisme proposent ces nouveaux outils d’accueil “distanciel” également aux clientèles en séjour. Pensez d’ailleurs bien à communiquer sur ces nouveaux outils auprès de vos clients et relais d’informations locaux !

Autre réflexion à intégrer dans le déploiement de ces dispositifs digitaux : maintenir le rapport personnalisé et humanisé qui fait la valeur ajoutée du conseil en séjour en Office de tourisme.

Documentation papier, le casse-tête

Papier glacé ou recyclé, dispensant de l’information et du rêve, format magazine ou documentation de poche, les brochures ont toujours été une base de l’accueil touristique. Pour respecter les protocoles sanitaires faut-il les supprimer ? Les limiter ? Un accueil sans brochure est très déstabilisant pour les conseillers en séjour habitués à ce vecteur de communication. C’est pourtant l’occasion de réfléchir à la véritable utilité de toutes ces éditions et à trouver des alternatives qui pourraient bien devenir des solutions d’avenir.

Certains accueils diffusent les brochures sur demande, préparent des packs à l’avance selon les profils de clients, affichent des flashcodes, envoient des documents numériques…

Pochettes thématiques Binic Etables sur Mer

Une des solutions : les impressions personnalisées sur mesure à partir des fiches Apidae. Témoignage de Sabine Blanc, chargée de communication de la maison du tourisme d’Albertville

« Nous avons repensé notre stratégie de communication pour pouvoir répondre plus efficacement à la demande et aux attentes de la clientèle à venir. Pour ce faire, nous avons donc opté pour des développements web (www.pays-albertville.com/)où l’on retrouve notre positionnement via nos 3 thématiques : Producteurs locaux / Artisanat , Activités sportives et de loisirs / Culturels, Hébergements / Restaurants. Pour ces rubriques à destination de la clientèle que l’on a voulu complète (ou presque…) et alimentée régulièrement, nous utilisons les liens sur les éditions personnalisées réalisées via Edit Yourself ».

La maison du tourisme d’Albertville avait adopté la solution Edit Yourself https://www.edit-yourself.com/ pour simplifier la réalisation de ses programmes d’animation à partir des fiches Apidae. Au moment de la crise, cette utilisation a été étendue aux listes d’hébergements et de prestations en valorisant le nouveau descriptif thématique “Dispositions COVID-19”  Apidae. « Aidés par Philippe Chemla (Edit Yourself) pour la réalisation de ce projet, nous avons mis en place des éditions personnalisées efficaces, qui nous permettent de répondre aux attentes de la clientèle en étant particulièrement réactifs. Quand l’information Apidae est correctement saisie (le plus gros travail actuellement), les documents sont édités et à jour, en quelques clics de souris. » 

Autre solution : le road book numérique, proposé par l’Office de Tourisme de l’Ile de Ré.

Matière première : l’information vérifiée

Ouvert ou fermé ? Ce sera certainement la question de la saison dans les Offices de tourisme ! L’information actualisée est la matière première des Offices de tourisme et elle va être particulièrement fluctuante cette saison.

Pour valoriser l’offre touristique du territoire en temps réel, avoir des sites web à jour et pouvoir renseigner efficacement les clients, le SIT Apidae est l’outil par excellence pour les Offices de tourisme d’Auvergne Rhône-Alpes. Il est (encore plus) essentiel cette année d’avoir des fiches à jour dont les informations remonteront aussi au niveau national avec DATAtourisme. Pour s’adapter à la situation, Apidae a développé en toute urgence un formulaire spécial Covid-19 qui permet d’intégrer les informations sur les spécificités d’ouverture ou de fonctionnement liées au contexte actuel.

La mise à jour des fiches Apidae est essentielle cette saison pour connaître précisément l’offre touristique. Cela demande un lien étroit avec ses prestataires et des temps de travail dédiés.  

Cette tâche reste souvent chronophage et fastidieuse, c’est pourquoi la start-up grenobloise DAHUB a imaginé une solution automatisée. Pour soutenir la filière touristique cette saison, Dahub met gratuitement sa solution à disposition pour les Offices de tourisme jusqu’au 31 août. A découvrir sans tarder : https://dahub-io.typeform.com/to/jViSI0

L’Office de tourisme des Combrailles en Auvergne s’est lancé avec DAHUB pour simplifier sa saisie :

On a coutume de dire que 10% des visiteurs passent la porte de l’OT. On peut affirmer sans trop se tromper que près de 100% des visiteurs seront en contact avec les prestataires du territoire ! Quel accueil est proposé par les acteurs de la destination ? Ils ont plus que jamais besoin d’être soutenus et tenus informés…

Le grand défi de l’accueil touristique pour cette saison : la convivialité en toute sécurité !


Pour aller plus loin…

SADI Inspi : Des OT témoignent de la manière dont leur stratégie d’accueil a été repensée, transformée voire accélérée dans le cadre de la crise COVID… Mais pas que ! Cinq Relais Territoriaux se sont associés,  en partenariat avec ADN Tourisme pour proposer ces webséminaires inspirant : Replay du 12 juin sur la page Facebook de la Mona

SADI’Inspi #2 : Vendredi 3 juillet à 14h30 → Inscription

Web’innov, un webséminaire proposé par Open Tourisme Lab, la MONA, le CRT Bourgogne Franche Comté et Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme : Les nouvelles solutions d’accueil pour optimiser la relance Infos et replay

Formations Trajectoires Tourisme “accueil & conseil” au second semestre 2020 :

  • CQP Référent des accueils touristiques, à partir du 10 septembre 2020 à Lyon. En savoir +
  • Repenser ses services à l’accueil grâce au design de services, les 21 et 22 septembre à Saint-Etienne. En savoir +
  • Développer une relation client dynamique tout au long du séjour, les 5 et 6 octobre 2020 à Chambéry. En savoir +
  • Exceller dans l’accueil à distance, les 9 et 10 novembre à Chambéry. En savoir +
  • Développer une attitude commerciale à l’accueil, les 26 et 27 novembre 2020 à Chambéry. En savoir +
  • Mettre en place une conciergerie de destination, les 8 et 9 octobre à Privas. En savoir +